Mots doux, mots crus : l’inventaire qui fait monter l’excitation au lit

Mots doux, mots crus : l’inventaire qui fait monter l’excitation au lit

Mots doux, mots crus : l’inventaire qui fait monter l’excitation au lit

On appelle ça le « dirty talk », le fait d’employer des mots tendres ou crus au lit pour faire monter l’excitation. Excellente idée que de délier sa langue, mais pour dire quoi ? Et quand ? Et comment ? Inventaire coquin, des phrases les plus softs aux phrases les plus hards.

 

« Oh oui »

Le « oh oui », comparable au « encore », est la conversation sexuelle la plus simple à lancer. Il convient aux timides mais pas que : clair, net et précis, il plaît à toutes et tous ! Il indique à notre partenaire que « oh oui on aime ça », qu’il est sur la bonne voie et qu’on ne veut pas qu’il la quitte. Passe-partout, ce petit « oh oui » nous échappe bien naturellement et un vrai pouvoir d’excitation : puisque l’autre constate que l’on aime, il aime encore plus.

La limite : le « HAAAAAAAAAAAAAAAAAAN » sorti de nulle part au bout de deux minutes trente, qui fait trembler la ville entière et en rajoute des tonnes façon actrice porno.

 

« J’ai envie de toi »

Deuxième étape. Ici, on parle de soi, tandis que le « oh oui » restait légèrement impersonnel. Cette déclaration, souvent émise par SMS (le préliminaire du préliminaire en 2016) ou en plein préliminaires (parce que pendant l’orgasme, ça fait un peu bizarre), agit comme un déclic et chauffe le ventre de notre partenaire en un rien de temps. T’as envie de moi ? Tu vas voir ce que tu vas voir. Soft, cette formule magique est idéale pour démarrer un rapport et le propulser.

La limite : « je raconte ma vie et ne sais pas m’arrêter » : « je t’aime, je t’aime encore, encore reprends, oh comment c’est bon, c’est dingue, tu viens d’où ? ». Car parler au lit, c’est bon, mais trop de blabla peut couper les sensations. On est aussi là pour respirer et écouter nos souffles.

 

« Mmm, par là »

Qu’est-ce que ça veut dire ? Que cette main qui s’égare est un peu maladroite et qu’il faut juste la décaler de deux centimètres. C’est une façon douce de partager nos désirs et d’expliquer ce que l’on aime. On ronronne en guidant avec érotisme. Notre partenaire s’excite, parce que notre partenaire aime savoir ce que l’on aime, tout comme il aime savoir que l’on sait ce que l’on aime. A la clé : tout le monde prend son pied.

La limite : « Descends », « Non pas comme ça », façon maîtresse d’école. Guider son partenaire, c’est bien, mais faire le ou la sévère sur le ton de reproche, c’est bof.

 

« Je te fais tout ce que tu veux »

Petite invitation à la domination, cette phrase peut être magique. L’autre saisit au vol cette proposition et s’ouvre alors le champ des possibles. Ces mots sont utiles, surtout quand on n’ose pas initier telle ou telle pratique. Il suffit donc de montrer à son partenaire qu’il peut se lancer, lui, réclamer, suggérer, nous étonner. Une phrase « élan » (que l’on peut inverser : fais tout ce que tu veux).

La limite : la métamorphose du jour au lendemain, en mode « soyons de gros cochons, je te vends ma peau », si on a toujours donné une image de nous prude. Si on n’a pas l’habitude, on sonne faux, et l’autre apprécie toujours de nous découvrir en douceur (mais que me réserve-t-elle la prochaine fois?).

 

« B***** moi »

Ici, on tape un cran plus haut que le « Je te fais tout ce que tu veux » ou « Fais-moi ce que tu veux ». Là, on est dans le « je ne te laisse pas le choix ». Et c’est ça qui excite : le fait de donner un ordre. Sans oublier qu’on entre dans le registre du vulgaire et que ça appelle à la sauvagerie. Une telle phrase ne laisse pas de place à la tendresse, mais peu importe, aujourd’hui on a envie d’être secoué(e).

La limite : ajouter dix mots vulgaires à cette formule déjà vulgaire. « B****-moi p*****, c*****, BIIIP » c’est légèrement trop, on sort alors de la dimension érotique toujours présente.

 

J’aime ta *** quand elle *** ma ***

Oui, le vulgaire, on aime bien. Il a sa place dans nos conversations au lit, parce qu’être cru éveille l’esprit sans faire mille détours. On va à l’essentiel, on appelle un chat un chat. On visualise d’autant plus nos parties intimes si bien décrites et on prend conscience de ce que l’on partage à l’instant même, de si jouissif.

La limite : s’aventurer dans du hard à fond avec cette personne rencontrée il y a deux heures, et qui plus est, nous a tout de même demandé d’éteindre la lumière pendant les préliminaires.

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