Ça va, ça vient : pourquoi le désir sexuel n’est-il pas un long fleuve tranquille ?

Ça va, ça vient : pourquoi le désir sexuel n’est-il pas un long fleuve tranquille ?

Young couple man and woman intimate relationship on bed feet

Si le désir sexuel est fluctuant, c’est parce qu’il dépend de plusieurs facteurs, de notre état hormonal en passant par notre état d’esprit. Mais en 2019, des chercheurs ont réalisé une étude qui nous ouvre une toute nouvelle piste et nous aide à comprendre le pourquoi des jours avec et le pourquoi des jours sans.

Le désir sexuel va et vient. Certains matins, l’envie de faire l’amour est présente, et puis certains soirs, elle s’éteint complètement. Difficile, parfois, de comprendre l’objet de ces vagues, mais les explications scientifiques à ce sujet sont nombreuses. On sait, par exemple, que le désir sexuel dépend de notre humeur, de notre disposition (avoir la tête à ça ou pas), de notre cycle hormonal (règles, ménopause…) ou encore de notre fatigue, de notre rapport au corps ou à notre partenaire. Pas facile de s’y retrouver et de faire le point en cas de baisse de régime. Alors pour ajouter de l’information à l’information et pourquoi pas nous éclairer, une nouvelle étude publiée en 2019 dans la revue « Evolutionary Behavioral Sciences », nous apporte une explication d’un nouveau genre.

Un désir fluctuant ? Une question de sexe et de sentiments

Selon les chercheurs, l’équation « sexe et sentiments » jouerait un rôle dans le désir sexuel. Si, par exemple, on est du genre à faire l’amour pour exprimer ses sentiments, ou encore à considérer les sentiments comme moteur de la sexualité, alors notre désir sexuel se calera sur notre état amoureux et notre relation. En d’autres mots, si vous êtes sentimental.e et que votre histoire se porte bien, vous avez plus aisément envie de faire l’amour, alors que si une dispute éclate, votre désir se ferme.

A l’inverse, si vous distinguez très clairement sexe et sentiments, alors peu importe que vos sentiments rencontrent une contrariété, votre désir n’en sera pas impacté (ce qui ne l’empêchera pas, pour autant, d’être impacté par tout le reste, la vie, la fatigue…).

A tout ça et pour conclure, les chercheurs ajoutent que les hommes ont tendance à davantage séparer sexe et sentiments, d’où un désir sexuel masculin plus stable. Encore un joli stéréotype, qui vient nous dire ici que les femmes ont besoin d’aimer pour faire du sexe et que les hommes ont besoin de sexe pour aimer ? On adhère moyen : associer sexe et sentiments n’est pas une question de genre, seulement une question d’individu. A chacun, donc, de se demander où il se situe dans l’équation… selon ce qu’il y a à résoudre.

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