idées reçues sextoys Goliate (godes, vibromasseurs, masturbation, stimulateurs sexuels...), la nouvelle marque française de jouets pour adultes.

9 idées reçues sur les sextoys : décryptage d’experts

9 idées reçues sur les sextoys : décryptage d’experts

idées reçues sextoys Goliate (godes, vibromasseurs, masturbation, stimulateurs sexuels...), la nouvelle marque française de jouets pour adultes.

Comme les films pornos ou les positions du Kamasutra, les sextoys aussi ont droit à leurs étiquettes : « ce n’est que pour les femmes », « il y a peu de choix », « c’est vulgaire »… Que d’idées reçues que l’on rectifie avec Patrick Papazian, médecin sexologue et auteur de Parlez-moi d’amour, un sexologue raconte… (Ed. de l’Opportun) et Nathalie Giraud, sexothérapeute et fondatrice de Piment Rose.

 

« Les sextoys sont réservés aux femmes célibataires »

Première étiquette et pas des moindres : quand on pense sextoys, on pense bien souvent femme seule qui, pour éviter toute frustration et s’amuser, jouit avec quelques engins. « Il y a plus de masturbateurs pour homme vendus dans le monde que de sextoys pour les femmes » rectifie tout de suite Nathalie Giraud, sexothérapeute et fondatrice de Piment Rose.

« Cette idée reçue est née du fameux godemichet servant de substitut phallique pour femme solitaire, précise Patrick Papazian, sexologue. Or aujourd’hui, le sextoy n’est plus un mieux que rien mais un encore mieux ; il permet de découvrir de nouvelles sensations, que l’on soit une femme seule, un homme seule, ou un couple ». Car oui, en couple, il pimente l’acte sexuel et il serait dommage de s’en priver !

 

« Les hommes n’ont pas de sextoys, seuls les homosexuels en utilisent »

« Les hommes ont toujours eu recours à des sextoys. Les premiers anneaux péniens pour renforcer l’érection étaient utilisés dans la Grèce Antique et en Chine il y a plus de 1800 ans », indique Nathalie Giraud. Alors aucune raison de penser qu’aujourd’hui, les hommes ne sont pas gâtés en matière de sextoys ?

Patrick Papazian rappelle que les jouets sexuels pour homme sont très nombreux et variés sur le marché : des sextoys pour reproduire les sensations proches d’une pénétration vaginale, des sextoys pour explorer les sensations liées à la prostate, les anneaux… et les préservatifs, qui par leur diversité sont de véritables accessoires de plaisir !

« Les hommes, quelle que soit leur orientation sexuelle, ont une multitude de sextoys à leur disposition mais sont souvent plus ignorants du sujet et plus timides que les femmes pour essayer ! ».

En conclusion, les hommes ne manquent pas de choix, juste d’informations !

 

« Les sextoys sont vulgaires et réservés au monde du porno »

« Pourquoi vulgaires ? Comme leur nom l’indique, ce sont des jouets et un jouet sert à stimuler l’imaginaire, à repousser les limites de la réalité, à développer sa créativité en se faisant plaisir », note le sexologue. Nathalie Giraud est du même avis : « Aujourd’hui, les sextoys ont acquis leur lettre de noblesse en devenant des objets de mode, conçu par des designers et même des bijoutiers, rien de vulgaire ».

Pour ce qui est du monde du porno, l’erreur est également de taille : tout le monde a accès aujourd’hui aux sextoys, ils ne sont pas réservés aux films X. D’ailleurs, dans les films pornos on trouve très peu de sextoys et c’est même dommage, relève Patrick Papazian : « Avant, le porno montrait des pratiques que monsieur et madame tout le monde n’osaient pas essayer et servait presque de ‘tutoriel’, aujourd’hui cette dimension s’est perdue et c’est regrettable ; l’utilisation de sextoys dans ces productions permettrait de décomplexer les femmes et les hommes sur leur usage seul ou à 2 ou plusieurs… ».

 

« Utiliser des sextoys est dangereux pour la santé »

« C’est l’inverse ! Utiliser des sextoys permet de se faire plaisir et jouir est bon pour la santé ! » s’exclame Nathalie Giraud. Comme le rappelle Patrick Papazian, plusieurs sextoys ont été développés initialement à des fins médicales :

« Les sextoys sont des aides pour la femme qui ne parvient pas à l’orgasme et pour l’homme qui éjacule trop vite. Ils sont parfois de véritables ‘traitements’ sexuels ». Seuls deux précautions à prendre : l’hygiène (les sextoys peuvent transmettre des maladies infectieuses s’ils ne sont pas correctement nettoyés entre deux utilisations ou entre plusieurs partenaires l’utilisant à tour de rôle)… et l’anatomie. « Il ne faut pas avoir les yeux plus gros le ventre ! » conseille le sexologue.

Avant de fermer cette idée reçue, Nathalie Giraud tient à préciser que certains sextoys peuvent contenir des phtalates (produits chimiques utilisés pour ramollir les matières plastiques) comme ceux en jelly et latex. A usage intensif quotidien et répété, selon les études de Greenpeace, ils pourraient être nocifs pour le corps. Les matières en silicone n’en contiennent pas.

 

« A force d’utiliser des sextoys, on s’habitue à jouir mécaniquement et on s’ennuie en couple »

« Si vous allez au restaurant, vous ne voudrez plus jamais manger chez vous ni faire la cuisine ?, interroge Patrick Papazian. Une jouissance n’est jamais ‘mécanique’, et le sextoy apporte une nouvelle voie, de nouvelles idées, de nouvelles sensations au sein du couple ».

Le sextoy a donc l’image inverse que celle qu’on veut bien lui donner. Il aide le couple à se réinventer, à se découvrir. Le sextoy n’invite pas l’ennui au sein du couple, mais c’est l’inverse qui se produit : on peut s’ennuyer à deux et introduire des sextoys pour sortir de la routine. « Cependant oui, on peut devenir accro à son vibro mais ce n’est pas le vibro qui est responsable mais ce qu’il se passe dans le couple entre les deux partenaires » note l’experte Nathalie Giraud.

 

« Les sextoys sont bruyants »

Peur de réveiller les voisins ou le chat ? Aucun risque. « Il y a dix ans, les sextoys faisaient du bruit, je suis d’accord, confie Nathalie Giraud. Je comparais le moteur du canard à ma tondeuse à gazon… Mais depuis, les fournisseurs ont employé des ingénieurs pour y remédier ! ». Autant de têtes pensantes qui ont fait baisser les décibels de ces petits jouets.

Et c’est très important, car comme le précise la sexothérapeute, le bruit est un critère de choix. « Vous êtes prévenus, vous risquez de jouir plus fort que le bruit de votre sextoy ! » plaisante l’experte. Si avec ça, le cou de cette idée reçue n’est pas tordu…

 

« Il y a peu de choix »

« Il y a 15 ans, le choix des couleurs était triste : chair ou noir » précise Nathalie Giraud, qui nous détaille également les formes basiques en forme de phallus que l’on pouvait trouver, sauf canards et rouges à lèvres. « Depuis, l’imagination et l’innovation des nouveaux acteurs sur le marché s’est mise au service des dinosaures de l’industrie : on trouve de tous les sextoys ! » Couleurs, tailles, formes, vibrations… Il y en a pour tous les goûts et tous les plaisirs !

 

« Se faire plaisir avec un sextoy, c’est honteux »

« La honte est un sentiment qui est toujours vécu par rapport aux jugements d’autrui ! C’est une objection qui n’est guère plus entendue de nos jours car le sextoy s’est d’une certaine façon banalisé, même dans le langage courant » précise Nathalie Giraud.

Patrick Papazian tient à rassurer celles et ceux qui ne sont pas à l’aise avec l’idée : «  Pourquoi avoir honte de faire appel à un objet pour mieux explorer son corps ? Et l’explorer à deux ? ». Bien sûr, chacun reste libre d’apprécier ou non ce recours.

 

« Acheter en ligne est risqué »

Selon Nathalie Giraud, dès que l’on achète sur Internet, il est préférable exercer un peu de vigilance. « Vérifiez si le site à des conditions générales de vente, a un site de paiement sécurité, s’il y  a des conditions de retour, s’il est associé à un blog… » recommande-t-elle. Et n’hésitez pas à lire les avis concernant la marque sur la toile !

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